TEMOIGNAGES

Je vis avec X depuis presque 3 ans, très rapidement la violence a pris le dessus sur l'amour !

Je vis avec X depuis presque 3 ans, très rapidement la violence a pris le dessus sur l'amour ! Au bout d'un mois de relation je tombe enceinte, on est super heureux, on se fiance le 14 novembre 2004 (3 mois après notre rencontre) afin d'officialiser tous ça ! Mais là tout va très vite basculer, un soir, je ne sais plus pour quel motif, les mots fusent dans tous les sens, comme j'ai encore mon appartement je décide de partir mais là X n'est pas d'accord, il m'attrape par le cou et me plaque sur le lit pour me faire comprendre que je ne vais pas partir ! Sur ce je me reprends et essaie de téléphoner à mes parents et là il m'arrache le téléphone portable des mains, prend la puce, débranche le fixe de la maison et enferme le tout à clef dans sa voiture ! Le lendemain sur conseil de mon amie je décide d'aller porter plainte seulement la gendarmerie qui connaît très bien son père, appelle le père de X et lui dit« Voilà j'ai ta belle-fille devant moi, elle me dit qu'il y a un soucis avec ton fils, est- ce que tu ne peux pas essayer de le calmer afin de ne pas aggraver les choses ?" et il m'explique que ma plainte ne sera pas prise!!!! Je rentre à l'appartement complètement désemparé mais je décide de ne pas garder cet enfant car je ne veux pas qu'il soit malheureux, donc je fais un IVG. Quelques temps après il refait surface et me dit qu'il ne recommencera jamais, qu'il m'aime à en crever... Et moi je retombe dans le panneau !

Les jours, les mois passent puis un soir alors que j'étais rentrée avant lui d'un après-midi piscine grillades chez des amis, il rentre complètement éméché, j'avais essayé de l'appeler une 20aines de fois sans vain pas de réponse ! Je lui explique en pleurs que je me suis inquiétée et qu'il aurait pu avoir la décence de me prévenir qu'il allait rentrer tard, et là coup de théâtre il rentre dans une colère monstrueuse se lève du canapé ou il était allongé m'attrappe par le cou me plaque au mur, je me débats et arrive à le repousser mais là il me bouscule je tombe sur le sol et me cogne le coude, je me relève essaie de partir en courant (en pyjama et tong c’est l'été) mais je perds une tong, je tombe et là il me relève par les cheveux, je me débats tjs autant et arrive à partir pieds nus en courant et m'échapper.(Je tiens à préciser que nous habitons un logement de fonction dans une zone industrielle donc pas beaucoup de voisins!!)J’arrive à appeler sa mère, qui déboule et s'interpose, essaie de le calmer lui dit que c'est un jeune con, elle veut même que je vienne dormir chez elle (et maintenant elle nie tout !).

Je décide donc de le quitter au bout d'un mois, je me prends un appartement pendant 6 mois ! Puis nous revenons ensemble, bien sûr il a changé, normal ! Tout ce passe bien tant que j'ai encore mon appartement le jour ou je l'ai rendu tout a recommencé, je rentre à 0h30 ( la seule fois ou je peux partir au resto avec ma copine) et là il a changé le barillet de la maison ! Et encore une fois je reviens avec, je suis de nouveau enceinte et là pour moi pas question d'avorter ! 2 mois après nouvelle séparation, je pars pendant 1 mois chez mes parents, je fais un procès-verbal à la gendarmerie du domicile de mes parents et là prise de remords de peur qu'un jour mon enfant me reproche de ne pas avoir connu son père, par amour aussi je reviens à nouveau, pourtant à peine partie du domicile qu'il était à nouveau avec une nana, sympa non ? Mais bon je suis très c.. ne et je pardonne.

Jusqu'à la naissance de notre bébé tout se passe relativement bien, et depuis le début de l'année ça recommence, il me menace, m'insulte (grosse vache qui pue, grosse coui....le, grosse pu....e, encore hier soir grosse péta....e et j'en oublie) dimanche j'ai fait constater par un médecin les traces de coup même minimes et le choc émotionnel.... Mais je viens d'apprendre que ce n'est pas valable il aurait fallu que j'aille à la médecine légale, il m'a craché dessus sous prétexte que je lui ai postillonné dessus, encore ce matin des hurlements, insultes, menaces....il m'a rayé la voiture (je sais que c'est lui car lorsque je récupère ma voiture le soir en sortant du boulot, j'ai un toc, celui de faire le tour du véhicule pour voir si elle n'a pas pris de chocs ou autre et il n'y avait rien, et ce matin une belle grosse rayure toute fraîche avec des copeaux de peinture !

Aujourd’hui même si j'ai peur de lui, peur de tout ce qu'il peut faire ou raconter, j'ai ma conscience tranquille, j'irai jusqu'au bout des choses car mon bébé n'a pas à vivre ce climat, il veut me l'enlever me faire passer pour folle, me met la pression comme quoi j'ai fait de fausses déclarations à la gendarmerie, tout ça parce que je suis revenue sur ma déposition pour lui éviter la garde à vue ! Il se croit au-dessus des lois parce que son père connaît beaucoup de monde...
Je vous écris de mon travail, j'ai peur de rentrer ce soir, peur d'entendre à nouveau crier, peur de lui tout simplement !
Je n'ai pas la force ni le courage d'aller porter plainte pourtant je sais que cela pourrait m'aider mais j'ai peur ! De témoigner cela m'aide moralement mais j'ai tellement de chose à dire !
J'espère m'en sortir un jour, ce qui est sûr c'est que cette fois je ne retournerai pas avec !
Le temps atténue la douleur mais il ne l'efface pas !
A.

 

Après trois de lutte pour survivre plus que vivre.
Après trois ans de fuite,pour échapper à une mort certaine de l’un ou de l’autre.
Après trois ans de brouillard et de « déconditionnement »,face à un pervers,manipulateur,je dis encore,honte !
Honte sur tous ceux qui tournent le dos à ceux qui souffrent et qui demande de l’aide.
Honte à tous ceux qui montre du doigt ces femmes .
Je ne sais pas grand-chose au bout de ces trois ans.
Mais, ce que je sais,c’est qu’il y a tellement de choses qui me sont arrivées depuis ma naissance, que je ne pourrais jamais tout dire.
Tout ce que je sais, c’est ,qu’alors que l’on prône les droits de l’homme sur tous les toits,on n’arrive toujours pas très bien à défendre ses propres droits, sous SON toit.
Et pourtant,nous sommes des femmes d’un pays de droit et de justice !!!

Les gens ont peur.
Parler leur fait peur.
Ils craignent pour leur petite vie tranquille de moutons « adaptés » dans le troupeau des communs, des politiquement corrects,des reconnus sociaux,à qui il ne faut pas faire d’ombre, qu’elle quelle soit !
Femmes privées de leur droit de penser ,de vivre,tout court,par un « mâle »qui les regarde comme des inadaptées,des canards boîteux qu’il vaut mieux faire taire à tout prix,…par des autres qui préfèrent rester loin,ne pas les fréquenter.
On ne sait jamais,ça pourrait les contaminer !!j’entends :MLF,révolutionnaire,féministe,et pourquoi pas fachos,tant qu’ils y sont,ou bien d’autres horreurs sorties de la
Grande guerre !!!!
Honte,quelle honte !!!
Et on a honte !mais,quelle honte !!
On ne devrait pas avoir honte d’avoir souffert,de souffrir.
Pourtant,on a honte.
On nous montre du doigt :femmes fragiles,faibles.
Bien fait pour nous.fallait pas y rester.fallait pas chercher !fallait pas accepter.fallait pas croire à…..l’amour !
Forcément,on a honte.
On est blessé au plus profond de nous-même.
Comment s’en sortir !
On doit aimer ça !!!
On est maso,on est sadique aussi,puisqu’on transmet le pactole aux gosses !!!
C’est bien connu :tout est de la faute à la mère,tiens donc !!
Facile,les mecs !!
Et si en plus,on ose essayer de redresser la barre pour nos enfants, en leur enseignant les bonnes limites,en leur offrant un cadre,les pères ne supportent pas et voilà qu’ils accusent la mère de despotisme sur les enfants !
Méchante maman qui prive ses enfants de leur père,il n’a rien fait de mal,c’et elle qui invente,c’est elle qui est violente !
La preuve :elle ne laisse pas tout faire aux enfants,les pauvres !ils sont brimés !elle les traumatise !
Regardez donc ce bon papa qui ne dit rien quand un des enfants frappe,crie,caprice,au contraire,le pauvre !il faut pas le traumatiser,il l’est bien assez avec cette folle de
mère !!!séductions,climats incestueux,incestes déguisés,ou non ,manipulations,de toute façon !mais oui,c’est elle qui « battait » le père ,faible homme,qui pourtant à une position sociale forte de dominant et de répression !!!
Et voilà ce merveilleux homme subjuguer tout son petit monde d’amis,collègues,famille,travailleurs sociaux,…..
Honte,honte !!
Révolte !impuissance !!
Où est cette loi qui protège ?
Et je dis,honte à ceux qui ferment les yeux,par facilité,complaisance,à ce qui se passe sous leur nez,mais qui dérange !!
Heureusement qu’il y a des êtres vraiment humains qui nous croient.
Pas de preuve,pas de témoin,pas de mémoire,amnésie du pire,souvent,pendant longtemps,parce que ça nous dérange aussi,ça nous choque !
Mais si ça nous choque,c’est bien que quelque chose n’est pas normal dans ce que nous vivons !
Merci,Thien d’être là.merci tellement de croire.
Ça nous aide à croire un peu en nous,à croire qu’on peut y arriver,qu’on peut se sortir de cette mélasse !
k.

Le 28 août 2004, ma petite soeur c'est fait assassiné par son ex-compagnon, et sa fille à été blessé, toute notre famille est encore très choqué par ce qui c'est passé , et très en colère auprès de la justice, cet homme avait déjà frappé ma soeur au mois de mars, il a été incarcéré pendant quatre mois en détention provisoire, lors de son interrogatoire en garde à vu , il a dit , qu'il finirait son travail à sa sortie de prison, qu'il n'en avait pas terminé avec elle... il est sorti début juillet, ma soeur n'a pas été prévenue, elle à reçue un sms de son meurtrier, puis tous les jours ,,, de plus en plus menaçants...et de plus en plus nombreux.

Ma soeur à pris les devants , en envoyant un fax au procureur de la république, puis elle est retourné à la police pour le signaler, elle se sentait en sécurité, elle est partie quinze jours en vacances avec mon frère et ma belle soeur, les messages n'arrêtaient pas, quand elle est revenue, le frère de l'assassin est venu récupérer les affaires et les meubles, elle pensait enfin que tout rentrerais dans l'ordre , et a même fait changer son numéro de portable, je la revoie encore, toute souriante, elle recommençait à vivre.... et c'est ce samedi midi là qu'il lui pris sa vie... tout était calculé, et prémédité, il c'est ensuite donné la mort, mais notre famille est anéantit, la colère , et toutes ces questions qui restent sans réponse, Marie-Line avait 39 ans est trois merveilleux enfants, il n’ont plus de maman, Je ne sais plus vers qui me tourner, toute notre famille lutte on n’a envie de hurler et on a envie que tout le monde puisse entendre que notre justice est inexistante , quatre mois de prison , pour l’avoir frappé, attachée, bâillonné et harcelé de messages de menaces de mort ….Marie-Lyne était courageuse, elle n’avait pas peur !!!! Elle me disait souvent (« je crains rien tu sais, j’ai fais ce qu’il fallait, pour qu’il me fiche la paix …. ») Elle est morte parce qu’elle a crus en la justice, combien de femmes vont mourir encore ???? Il faut que les lois changent, il faut les protéger, je veux que Marie-Line puisse dormir en paix !!!Merci de m’avoir lu…..

Bonjour, voici la synthèse de ce que j'ai vécu.
J'ai rencontré mon ami il y a neuf ans maintenant et pendant 2 ans cela a été très bien tant qu'il vivait chez moi.Il avait littéralement envahi mon appartement de 37m2 avec son labrador, son chat et son aquarium de 100 litres plus une armoire style "Normande".
Puis nous avons déménagé.Nous avons quitté une grande ville pour nous installer dans un village et là les disputes ont commencées.je sortais d'une dépression grave et j'étais encore dépressive quand je me suis remise à travailler. Il ne travaillait pas et avait le culot de me reprocher de me reposer tout le dimanche (à cause de ma semaine de boulot et de ma dépression), de faire moins le ménage que lui, de ne pas ranger les bûches de bois dans la remise à mon retour du travail, .Il se plaignait à nos amis qui me demandaient de faire des efforts!!! Il était tout le temps en train de me critiquer.Au fil du temps, il provoquait de plus en plus de disputes et je mettais du temps à m'en remettre, alors que pour lui c'était anodin. Forcément cela ne me donnait pas le sourire et après une dispute il me disait "tu fais la gue...?Une fois,Il s'est endormi avec la télé. il l'avait mise sur le mode sleep pour qu'elle s'arrête seule, et pendant ce temps je regardais l'autre télé dans le salon.Quand sa télé s'est arrêtée, il s'est réveillé, est venu dans le salon et m'a dit"tu m'as réveillé avec ta télé. il criait tellement fort que les voisins entendaient; j'étais très gênée. Lorsqu'il lui arrivait de faire tomber quelquechose, il se mettait à hurler "et M...e", ou "fais ch..." comme s'il s'était passé quelquechose de très grave.j'étais toujours en train de me demander ce qui se passait, il me faisait culpabiliser de ne pas assez faire cuire ses oeufs à la coque ou que son café n'était pas bon; Le pire, c'était quand nous étions en famille car il trouvait souvent un moyen de se poquer de moi par exemple quand je lui amenait ses lunettes de soleil, il se régalait à dire "j'aime quand tu es à mes pieds", ses mots "doux" étaient "c...sse, sa..pe".

Je reprends ce courrier beaucoup plus tard pour vous dire que je vais beaucoup mieux : j'ai reparlé de mon passé en psychothérapie et j'ai compris que j'avais été plongée par ma mère dans une situation de dépendance affective et aussi que j'étais capable de m'oublier complètement pour suivre les instructions et les désirs de quequ'un d'autre.
Maintenant j'apprends à m'affirmer.
Je suis prête à me déplacer jusqu'à Toulouse si cela peut servir, pour témoigner des dégâts que peut faire un conjoint tyrannique et comment je m'en suis sortie.Mettez- vous à croire que vous pouvez vous en sortir, c'est comme ça que j'ai commencé et regardez où j'en suis aujourd'hui.
Si certaines d'entre vous ont besoin d'une aide par e mail quelle qu'elle soit, je suis là.
COURAGE à toutes.
El

 

Bonsoir,
je fais des recherches sur la violence conjugale afin d'écrire un livre. Bien que malheureusement je possède déjà en moi tout ce qu'il faut savoir.Mais dans votre rubrique que dit la loi, il aurait suffit d'écrire, demerdez-vous. Evidemment, il y a des lois mais elles ne sont pas appliquées, et vous le savez. La semaine dernière, après avoir était menacé de mort ainsi que mes enfants, j'ai voulu porter plainte, j'avais la trouille, mais cela fait un an et demi que le harcèlement téléphonique dure et j'en ai eu vraiment assez, ( avant cela j'ai été violée, humiliée, frapper et bien évidemment , également lorsque j'étais enceinte) je me suis donc retrouvée au commissariat j'ai voulu porter plainte et le policier qui m'a reçu m'a déconseillé la plainte en me disant que de toutes façons cela aboutirai pas, et comme mes problèmes dataient depuis plus d'un an et demi et que je n'avais pas porté plainte plus tôt autant faire une main courante et que si jamais les menaces étaient mises à exécution là il serait toujours temps de porter plainte(sachant que mon ex compagnon à fait de la prison pour avoir tué le mari de son ex femme, qui elle aussi est morte, comme sa première femme d'ailleurs...). Je sais que vous n'y pouvez rien, mais il fallait que vous le sachiez, qu'en France, encore aujourd'hui malgré ce que l'on entend dire et bien rien ne bouge. Evidemment, il n'est pas necessaire de publier ces quelques lignes parce que je pense que cela ne ferai qu'inquieter d'avantage celles qui hesitent à porter plainte, mais inssister toujours sur le fait qu'il ne faut pas attendre, dites leurs qu'elles doivent se plaindre de suite, moi je regretteje pensais pouvoir m'en sortire seule, et aujourd'hui je suis au bord du suicide, parce que je n'y crois plus...La honte, est là en permanence, les craintes aussi et tout le reste.
Sincerement je ne pense pas que l'on puisse se reconstruire apres des choses pareilles. Un sujet que vous devriez aussi aborder c'est l'apres, lorsqu'on essaye de revivre face à un autre homme, mais que l'on ose pas parler, et qu'on voit cette personne se poser des questions et imaginer des tas de choses , mais on est bloqué on ne peut pas parler, meme si on tient à cette personne... C'est vraiment terrible....
Merci d'avoir fait ce site.

J.

Madame,
Je vous remercie beaucoup, d'avoir répondu à mon message. Suite à votre mail, j'ai hésité en me disant qu'il y avait déjà tellement d'histoire comme la mienne, puis je me suis dit et bien une de plus...Alors je vais essayer de vous raconter mon histoire, afin que vous puissiez publier ce qui vous semble utile. Que se soit sur le dysfonctionnement de la justice ou autre.
J'ai entendu, il y a deux jours dans une émission qui parlait de Marie Trintignant et de Bertrand Canta, un type dire "de toutes façon c'était une drôle de fille puisqu'elle avait quatre enfants de pères différents". Je ne vous dirai pas ce que je pense de cet individu. Je suis donc une "drôle de femme", j'ai 38 ans, j'ai eu deux enfants avec un homme avec qui j'étais mariée, nous avons divorcé en 92 et en 94 je me retrouvée enceinte d'un homme que je connaissais déjà bien avant de mon mariage. Malheureusement il était marié. Pour diverses raisons nous ne sommes pas resté ensemble mais c'était une très belle histoire d'amour. Mon ex mari sachant que j'étais "seule" à nouveau décide de revenir vivre avec moi, il sait que je suis enceinte, mais cela ne le dérange pas il me demande même de reconnaître l'enfant, ce que j'accepte, nous vivions heureux, sans que cela soit l'amour fou mais la vie était belle. Jusqu'au jour ou en 99 je rencontre x, il travaille dans la région Parisienne et c'est en vacance avec mon mari et mes enfants que je fais sa connaissance.Il est en contact avec le public et parle beaucoup (la seule choses que je pouvais reprocher à mon ex mari était d'être trop silencieux...)use et abuse de ses talents pour séduire, me parle de chose qui pour moi évoquaient l'amour, la magie et le romantisme, Brocéliande. Là je suis sous le charme...Nous nous voyions deux jours par ci, justement à Brocéliande, c'est un conte de fée. Puis quelques mois plus tard lorsqu'il faut faire face au quotidien avec mes enfants, là ce n'est plus du tout pareil. Mes enfants ont alors 16 ans 1/2, 15 et 5 ans à peine. Il fait des réflexions continuellement aux enfants ainsi qu'à moi sur ma façon de m'habiller, de parler, de bouger pour tout en fait.Au début je me suis dit, que puisqu'il a 15 ans de plus que moi, c'est normale, il faut le temps qu'il prenne le rythme, ses enfants à lui sont grands. Mais très vite, les choses accélèrent je vous passe les détails du quotidien.Comme il ne travaille que six mois de l'année, je pousse un soulagement lorsqu'il part de chez moi et que mes enfants peuvent enfin respirer sans que cela ne dérange monsieur. Pendant la période ou il travaille, je me rends chez lui en région parisienne, avec mes deux plus jeunes enfants, le plus jeune n'a pas le droit de bouger, tout ce qu'il fait est mal, il ne mange pas bien il ne devrait plus avoir de doudou, ni de biberon pour le déjeuner, il se moque de lui parce qu'il a des lunettes, bref tout est prétexte à des cris ,des hurlements.De plus en plus d'insultes, de bousculades plutôt violentent contre les meubles, il déchire mes vêtements lorsque cela ne lui plait pas, je passe sur les détails.

Puis un an après environ, alors que nous continuons nos allés retours entre la Bretagne et paris, il m'annonce qu'il a fait de la prison pour le meurtre du mari de sa deuxième femme. Pendant une heure ou deux j'essaye de me persuader que je fais un cauchemar, que ce n'était qu'un accident, mais bon, disons que je crois ce qu'il dit. Pourtant avec le temps je me rends compte que sa version des faits change de temps à autre. De toutes façon un homme a été tué par balles et lui a fait de la prison, ses deux première femmes sont mortes, les faits sont là, même si je crois ou veux croire en sa version , quand même avec beaucoup de doutes et de points d'interrogations. Apres une crise plus forte que les autres, il réussi à se faire pardonner, il redevient gentil puis veut m'emmener me marier en écosse. Ca se fait très vite sur trois jours, rien que nous deux, c'est un faux mariage pas valable en France, c'est pour cela que j'accepte. En guise de nuit de noce j'ai eu le droit à une crise, le soir on se promène autour de hôtel, il crie fort, fait des reproches au sujet d'un couple qui se trouvait être a notre mariage parce qu'ils n'avaient jamais vu comment cela se passé, bref, puis tout d'un coup me dit, c'est par ou hôtel, alors calmement (j'ai toujours réussi a ne pas crier plus fort que lui et à l'écouter patiemment) je lui indique la direction, il m'insulte et me bouscule contre un mur en me traitant de tous les noms, et me montre le chemin opposé, la je vous jure que j'ai regardé autour de moi, et j'ai douté de tout cela fait une drôle d'impression, je ne savais plus je pensais qu'il avait raison, plus je pleurais plus il m'insultait et moins j'arrivais à me concentrer, j'étais perdue. Le lendemain matin, il me dit "tu sais hier, t'avais raison pour la route, mais je voulais te faire chier". Cela peut vous sembler ridicule d'avoir pleuré pour si peu, c'est un détail sans importance, mais c'était mon quotidien, et c'est très difficile à supporter. Plusieurs fois j'ai voulu le quitter, mais il me demandait pardon en me disant que étais la femme de sa vie qu'il ne pourrait vivre sans moi, alors comme une idiote je pardonnais, il me disait que c'était à cause de la prison qu'il était devenu comme cela, qu'avec un enfant il deviendrait stable. Alors accepte mais lorsque de quelques mois à peine il me frappe pour un poulet trop cuit (je vous assure que c'est comique mais ce n'est pas une blague) et me jette par terre avec une force incroyable, là j'ai vu un monstre en face de moi, une bête mais pas un homme, pour moi toucher une femme enceinte était ce qu'il y avait de pire dans la saloperie. Je me suis dit je ne veux pas que mon bébé porte le nom de ce porc. Alors je réussi à lui faire accepter le fait que mon bébé portera mon nom et aura son nom comme prénom, il finit par accepter, mais la négociation aura été dure.
Ce qui empêche que les cris les insultes les humiliations les violes continuent.


Mon bébé arrive au monde, même dans la salle d'accouchement, x trouve le moyen de la ramener, il donnent des ordres à la sage femme qui ne se laisse pas faire et qui lui rappelle fermement que je ne suis pas une machine un être humain. Lorsque nous rentrons à la maison, il ne faut pas que je découvre le bébé, il vit presque constamment avec un manteau et un bonnet alors que l'appartement est chauffé, il peut a peine respirer, et il ne peut presque pas bouger, alors je le découvre et lui passe derrière et le recouvre. Lorsque x a des crises, il va chercher le bébé au milieu de la nuit claque les portes et hurle pour réveiller tout le monde, il parle de moi au bébé en des termes orduriers, mes enfants l'évitent constamment ne mangent plus avec nous, afin être tranquille. Un matin j'entends mon bébé, mais sa voix est différentes des autres matin, lorsque dans un demi sommeil je prends conscience que mon bébé étouffe. En fait x s'était levé la nuit et lui avait recouvert le visage avec le bonnet qu'on donne en clinique pour les prématuré. Je prends mon bébé dans les bras et fonce réveiller le porc qui se trouve dans mon lit en lui disant de foutre le camp de chez moi, il ouvre à peine les yeux et me dit que ce n'est rien...En fin de journée sentant que les choses allaient virer au cauchemar, je demande à ma fille de prendre son frère de 7 ans et d'allée dormir chez son père afin qu'ils passent une nuit au calme. Je suis dans la cuisine je donne à boire au bébé et ma fille vient me demander quelque chose, x croit qu'on parle de lui et insulte ma fille la pousse et la frappe violemment , elle heurte un meuble, je me lève pour me mettre entre les deux mais j'ai le bébé dans les bras et x me pousse très fort , le bébé se cogne la tête contre une chaise et se mets à hurler, je dis à x que s'il ne fait pas ses valises, j'appelle la police, il ne veut pas et poursuit ma fille dans sa chambre, pendant ce temps j'essaye de téléphoner mais il arrache le combiné. Mon fils rentre a ce moment là avec un de ses amis,il comprends vite ce qui se passe mais bizarrement x se calme et va prendre une douche en sifflotant comme si de rien n'était, l'amis de mon fils me regarde et me dit " il est vraiment malade lui".


Une fois encore je lui pardonne au bout d'une semaine mais a chaque fois avec de plus en plus de mal, quelques mois plus tard je vais chez lui avec le petit en lui disant que plus jamais il ne reviendrait chez moi, c'était désormais l'endroit que je garderai pour que mes enfants soient au calme.
En juillet 2002, il me frappe plus fort, je pense que c'est un coup de point mais lui prétend qu'il s'agit seulement d'une simple claque.J' ai la lèvre fendue, l'oeil et la joue gonflée des hématome sur les deux avant bras, j'ai la vue qui est trouble et je n'entends plus rien d'un coté. La nuit je suis renfermée chez lui, lorsque j'arrive à partir une semaine plus tard avec les enfants, je vais voir mon médecin traitant qui constate les tracent qu'il reste et me fait faire des examens complémentaires, ensuite il me délivre un certificat, mon problème de vue à quand même duré plus d'un mois, en fait c'était juste des petits os cassés autour de l'oeil et cela avait du coincer un muscle.Lorsque le médecin me dit c'est grave il faut porter plainte, c'est seulement à ce moment là je crois que j'ai compris que c'était fini, terminé, plus jamais je ne retournerai avec lui.J'annonce donc la nouvelle à x qui le prend très mal bien évidemment, il fait un cirque pas possible pour voir le petit , alors deux ou trois fois je suis allée passer 4 ou 5 jours chez lui, après qu'il m'ait encore promis de ne pas me toucher, mais les violes, les insultes, les menaces sont toujours là.

En mai 2003 c'est le raz le bol je décide de déménager afin d'avoir une maison plus grande puis de garder des enfants afin de pouvoir en même temps m'occuper de mon bébé. Mon ex mari m'aide financièrement pour avoir la maison (loyer d'avance cautions etc.) mais x pense que je connais quelqu'un dans une agence immobilière avec qui j'aurai couché pour obtenir la maison...Alors il décide de se venger, début septembre je suis convoquée à la police on m'indique le numéro du bureau ou je suis attendue et là je lis brigade des mineurs, on me dit qu'une personne anonyme à téléphoné au 119 enfants mal traités en disant que mon fils de 21 ans faisait des truc pas net avec celui de huit ans, que j'étais toujours habillée de manière provocante, toujours les seins à l'air, que le soir je me promenais chez moi en nuisette, alors là j'ai dit à l'inspectrice oui j'avoue le soir je ne me couche pas en manteau de fourrure, elle a ri et m'a répondu bien oui comme tout le monde quoi, j'ai dit oui sans doute.Mais là ou il n'a pas été très futé c'est qu'il a dit que mon troisième enfant était le fils d'un médecin et donc pas du même père que les deux autres, alors bien qu'il ai fait cette déclaration anonymement, pour moi elle était signé gros porc. La j'ai dit stop je sais d'ou cela vient et je lui ai brièvement raconté la situation, elle a rapidement compris et lui a envoyé une convocation mais il n'a pas voulu venir prétextant qu'il était trop occupé alors qu'il pouvait se déplacer enfin , il a donc été entendu en région parisienne mais il ne pensait pas que cela irait jusqu'à la police en fait il voulait que ce soit une enquête sociale, manque de chance pour lui il a du avouer qu'il avait fait cela par colère , que la colère pouvait le pousser à faire n'importe quoi. Entre temps quand même il a fallu expliquer à mon fils que son père n'était pas son vrai père, mais les choses se sont plutôt bien passé l'amour qu'il y a entre lui et son "faux père" est en béton.


Ensuite, et depuis se ne sont que des périodes de crises téléphoniques, il pense m'avoir vu l'autre coté de la France alors que je suis chez moi, il téléphone donc à ma mère au milieu de la nuit puis a mon fils puis a moi sur le fixe le portable enfin tout et tout le monde y passe, rien arrête sa folie. Des menaces de mort d'enlèvement, des insultes etc.
Voilà c'est à la suite de tout cela que j'ai décidé de prévenir la police, ou ma plainte a été refusé ou plus exactement on m'a conseillé défaire une main courante plutôt car la plainte n'aboutirait pas forcement, tout cela je vous l'ai expliqué dans ma première lettre.
En partant le policier, il était quand même gentil (mais bon c'est un policier...je fais de l'humour mais il doit y en avoir de très bien) m'a dit surtout faites attention à vous protéger vous vous et vos enfants prévenez école de votre fils de neuf ans, et surtout bon courage, alors là vous pouvez pas savoir comme ça met en forme un flic qui vous sort cela.


Maintenant et aux dernière nouvelles, x veut me faire enlever les enfants par la DASS je ne suis pas encore mise au courant du motif qu'il trouvera mais je pense que cela ne saurai tarder.Je tiens à préciser que dans mon malheur j'ai de la chance il n'a pas à ce jour reconnu le bébé et n'a jamais versé de pension ni même donné un litre de lait ni une couche, lorsque j'ai des problème d'argent c'est ma mère ou mon ex mari qui me dépannaient
Voilà donc ou j'en suis, alors pour le téléphone, j'ai un nouveau portable donc je suis tranquille, je garde simplement l'ancien pour un mois encore pour des raisons personnelles, donc c'est là atterrissent ses messages ses sms.quand au fixe je coupe les sonneries la plupart du temps.
Voilà je devais faire cours et bien c'est raté, emporté par mon élan et une haine énorme, j'ai voulu expliquer certaines choses, en fait rien de tout cela n'est terrible pris séparément mais chaque chose collée les unes aux autres dans le quotidien, c'est très lourd à supporter. Je souhaitais aussi qu'enfin quelqu'un sache presque toute mon histoire, les détails d'humiliations de violes n'ont pas beaucoup d'importance, je voulais laisser une trace, parce que je sais qu'x peut avoir une crise et que ma vie peut s'areter, je peux aussi, comme ça a déjà été le cas vouloir en finir et pour une fois y arriver.
Je ne peux qu'insister sur le fait qu'il ne faut pas hésiter à porter plainte de suite ne pas attendre ou s'il n'y a pas matière à porter plainte il y a sûrement matière à partir avant qu'il ne soit trop tard. Ne surtout pas penser qu'on est plus forte que les autres et qu'on va y arriver seule à les changer, d'abord parce qu'on ne change pas une bête en être humain et ensuite parce qu'ils sont fous.J'ai rencontré deux ou trois fois des psychologue et juristes au CIDF 29 mais je ne leurs ai pas raconté le quart de ce que je viens d'écrire.Alors pardonner moi si c'était long, mais j'ai trop peur .
Je sais que le pire peut encore arriver....
Dans votre mail vous m'avez demandé si j'acceptai que vous publiez mon premier courrier en modifiant mon prénom. Vous pouvez publier ce que vous voulez de la première ou de cette lettre mais s'il vous plait surtout ne changez pas mon prénom, pas que je le trouve super mais, je suis née avec , je partirai avec, c'est moi et c'est la seule chose qu'il me reste de "moi" avant.
Il est 23h et pendant que j'écris une femme meurt, une autre se fait violer, et des enfants pleurent, alors je crois que pour ces enfants qui pleurent à cause de la folie des hommes, il faut porter plainte, il faut hurler jusqu'à ce qu'on vous entende et si personne ne vous entend vous aurez quand même essayé, mais ne restez pas silencieuse
J.

 

Je ne sais pas si je vais donner cette lettre à quelqu'un , ni ce que je vais en faire , mais, il me faut l'écrire ne serait ce que pour me libérer de toutes ces tensions qui sont en moi .

J'ai quitté mari et domicile conjugal le 3 octobre 2002 parce que je ne supportais plus la manière dont mon mari nous traitait mes enfants, ma mère de 81 ans , moi , enfin tous les membres de ma famille qui depuis cet été ne veulent plus venir à Lahage .
Je ne supporte plus ni cette violence verbale , ni cette main , ce poing, menaçants levés à plusieurs reprises sur moi , ni cette attitude méprisante , ni les cris ou hurlements , ni ces humiliations , ce non respect , ces ordres qui claquent envers mes enfants , ma mère quand elle vient l'été , et envers moi .

Chaque enfant, chaque être humain a des droits et ici ils sont bafoués. " Je n'ai jamais fait de sentiments pour les enfants et je n'en ferai jamais " " les enfants n"ont aucun droit , juste celui de se taire et d"obéir " . Par contre , lorsque nous étions en visite , là j"avais droit au " ma chérie " il était prévenant , charmant , de sorte que beaucoup de nos relations ignorent , ne peuvent pas soupçonner ce qui se passe à la maison une fois la porte fermée . Son attitude change sitôt que nous sommes à la maison, comme elle a changée juste après notre mariage en 88.

Hormis quelques voisins, personne ne peut soupçonner, ni imaginer ce qui se passe dans notre foyer dès que la porte est fermée .Et personne ne pourra croire tout ceci, mon mari est si gentil, si serviable, si généreux, si agréable.

Nous n'avions droit à aucun respect et très vite nous avons étés pris dans un engrenage où tout marchait au chantage : les sorties des enfants annulées parce que le travail exigé par Monsieur n'était pas fait à son goût , nous devions travailler pendant que lui regardait un match à la télé où s'amusait sur son ordinateur , ou prenait l'apéritif avec ses copains et bien sur après 4ou 5 verres bien tassés , nous savions qu'il fallait nous faire tout petits ; il avait décrété un dimanche matin de Pentecôte de nous faire tous travailler annulant au dernier moment les projets des enfants et il s'est mis à boire tant et plus sans raison qu'il en était ivre mort,il ne pouvait plus se lever ,vomissait sur la terrasse et à dormi tout l'après midi allongé sur le sol de la terrasse ,j'ai réussi vers six heures du soir à le relever pour l'asseoir dans la chaise longue , il ne tenait pas sur ses jambes ;
Ses soirées il les passait à boire et à regarder les matches de foot sur le satellite puis il enchaînait sur les films X jusqu'à 3 ou 4 heures du matin ou allait sur ses clubs de rencontre sur Internet .Le cubi de dix litres de vin ne faisait pas long feu , les bouteilles de Ricard non plus et quand il se mettait en colère , c'était plusieurs litres qui y passaient .

Quant à moi, j'étais sa prisonnière sur bien des plans en particulier financier puisque gagnant le double de moi ,il ne participait pas au frais du ménage au prorata de ce qu'il gagnait , seul le fruit de mon travail faisait vivre la maisonnée , nous avons étés six à la maison (trois enfants de mon premier mariage et un en commun ) ,toute ma paye y passait et lorsque malade , je n'avais que des indemnités journalières , je devais me débrouiller , ce n'était pas son problème , alors je me suis endettée de plus en plus , tirant sur une carte puis deux puis trois ou quatre crédits et quand mon compte était trop critique , mes enfants et ma famille bouchaient les trous urgents ; il ne m'a pas versé un sou pour mon appareil dentaire ,mais il s'achetait ordinateur dernier cri ou appareil radio amateur ou frigo américain comptant , et son compte en banque est bien rempli , il a bien prévu sa retraite ....
Jamais nous ne sommes partis un jour en vacances tous les six, ni à cinq ,ni à quatre, ni à trois pour notre plaisir à nous , jamais la moindre promenade, seules des sorties imposées ont été nos loisirs . J'étais coincée, je n'avais pas un sou et qui plus est ,je l'aimais, j'adorais danser avec lui ,il savait être si charmant avec moi quand il le voulait ou quand le torchon brûlait trop ou en public. La caravane complètement démontée, jamais arrangée pour que je ne puisse pas la prendre, le camping car c'est uniquement pour lui pour aller à la pêche pendant plusieurs jours et nous, nous restions à la maison comme d'habitude, il nous interdisait d'aller passer une journée à la mer ... " Si tu pars ,ce n'est pas la peine de revenir la porte sera fermée "
A la fête du village, si j'avais le malheur de danser avec quelqu'un d'extérieur à notre groupe d'amis, c'était une scène de jalousie pas possible, fatalement je l'avais trompé, par compte, lui ne se gênait pas pour draguer. Pour mon malheur, j'ai épousé un homme à femmes, manipulateur pervers .Si quelqu'un m'avait averti avant notre mariage je ne l'aurais pas cru tellement il était gentil , attentionné , et je me suis faite piéger malgré mes quarante ans .
Pour son travail, il allait en déplacement plusieurs jours mais le connaissant je suis persuadée qu'il ne passait pas ses nuits tout seul, c'est mon intime conviction, mais il a toujours nié.
Ses colères étaient plus que violentes, elles montaient toutes seules comme une cocotte minute et puis tout d'un coup, ça explose sans que l'on sache pourquoi, et dans ses moments là le vin coulait et il nous fallait nous taire.
Il lui fallait de plus en plus de place dans le peu de placards que nous avions, il squattait toutes les pièces de la maison si bien que mes livres, mes disques et pour finir, mes vêtements je les ai mis dans des cartons, j'étais obligée de farfouiller dans les cartons quand je voulais me changer et cela tous les jours ;
Nous étions tous malheureux, les enfants en particulier ont énormément souffert, mais dans mon amour pour lui j'ai persisté et je m'en veux, je leur aurait évité bien des souffrances. Je pensais qu'il allait changer, je les ai fait souffrir en restant avec ce beau père et père qui n'en avait que le nom. Jamais le moindre cadeau pour noël ou pour les anniversaires , jamais la moindre participation à la rentrée scolaire , les études , les vêtements , les permis de conduire , quelques fois des promesses de participation jamais tenues , des chèques qui n'arrivent jamais , jamais d'aide pour les devoirs " je n"ai pas le temps , j"ai des choses plus importantes à faire " , le médecin avec les enfants jamais, les repas du soir quand je rentrais tard étaient assurés par les enfants au détriment de leurs études ou des sorties qu"ils auraient pu faire, la garde , les changes du petit frère (son fils ) étaient assurés par les aînés, les courses faites et payées par mes soins Si au moins il était gentil avec nous .. Mais nous n'avions droit qu'à des insultes , humiliations ,gentillesse du genre : " Je vais te décoller la tête , fais pas chier , si tu n'es pas contente t'as qu'à dégager , tu es limitée tu es bonne pour le château , un coup de fusil ....Par compte si je répondais que j'allais partir , il disait qu'il crèverait les pneus de la voiture...........Des crises d'autorité odieuses devant la famille et les amis , des cris et hurlements comme il n"est pas permis . Des ordres qui claquent qu'il faut exécuter immédiatement, y compris l'ordre pour moi de démolir au marteau piqueur un gros bloc de béton et d"enlever les gravats pendant que lui, jouait sur son ordinateur et il y jouait pendant des heures pendant lesquelles nous devions exécuter des gros travaux filles comme garçons Les sorties des enfants étaient annulées au dernier moment parce il avait décidé qu'à ce moment là il fallait travailler ; jamais de " s"il te plait " ni de " merci " , tout lui était du il était le chef et il fallait obéir et surtout se taire , et ne pas riposter quand il me traitait entre autre de salope pire que toutes les autres, d"infirmière d'opérette et comme je ne travaille qu'à trois quart temps , pour lui je ne faisais rien de la journée , le tricot , la couture ,les mots croisés , la lecture il ne fallait pas y penser , " t'as rien de mieux à faire " et il fallait lui chercher un outil ou autre chose dans la seconde et surtout le trouver sinon , bien sur nous lui avions caché ou volé ; nous cassions exprès les manches de pioche ou de masse pour ne pas travailler ; nous cassions exprès ses affaires pour l'emmerder ,la machine à laver le linge tombait en panne et c'était fait exprès .Tout lui appartient dans la maison , nous n'avons rien , les enfants encore moins que moi...
Nous n'étions pas chez nous " chez moi c'est moi qui commande ,c'est moi le chef " et quand des amis essayaient de dire quelque chose : " ne viens pas foutre la zizanie chez moi " J"ai essayé de rendre cette maison un peu plus agréable et je me suis entendue répondre devant des amis : " j"aime mieux changer de femme que de changer les meubles de place " . " Si tu fais de la peinture ou du papier peint je l"enlèverai et tu verras ce qui arrivera.. "
Ses chemises ne sont jamais bien lavées, ni bien repassées, la viande trop dure, pas assez cuite, trop cuite, les frites qu'il exigeait au moins 5fois par semaine, des fraîches pas des surgelées, des spaghettis trop cuits ou pas assez et quand pour faire aux enfants je faisais autre chose il me fallait cuisiner ce qu 'il voulait même après que tout le monde aie mangé et débarrassé la table même à 10 ou 11 heures du soir. C'était de la dictature.

Il a mis mon fils à la porte plusieurs fois, la première fois ma mère l'a hébergé plusieurs mois, il avait 17ans la deuxième fois une voisine amie l'a pris chez elle à Lahage , nous avons du aller le voir en cachette pour pouvoir aller quelques minutes pour lui souhaiter son anniversaire ; ses 23 ans ; et depuis il a récidivé plusieurs fois. Il faut dire que Franck prenait le risque de se rebiffer, de prendre notre défense mais il l'a payé très cher et cela depuis le début de notre mariage;
Des menaces de mort, il y en a eu beaucoup envers chacun de nous, nous avons subtilisé une boite de balles que ma fille a emporté chez elle à Clamart. Quand je menaçais de partir il me répondait qu'il crèverait les pneus de la voiture et qu'il ferait un carnage, qu'il mettrait le feu à la maison , qu'il ne paierait jamais de pension alimentaire, qu'il n'y aurait jamais de divorce, plutôt tuer tout le monde et qu'il se suiciderai......etc.....etc......

Que de nuits blanches j'ai passé à le surveiller pour qu'il ne fasse pas de mal aux enfants, et moi couchée le plus possible en chien de fusil du côté gauche pour que s'il mettait ses menaces à exécution, il ne puisse ni atteindre le cœur , ni la gorge . Combien de fois il m'a interdit de dormir dans notre chambre devant sa propre mère , la mienne , et les enfants .Il m'a poussé hors du lit jusqu'à ce que je tombe par terre et j'ai passé la nuit par terre , je n'ai rien dit pour ne pas réveiller les enfants et que les choses s'enveniment .Il m'a enfermée dans la chambre pour que je n'aille pas chercher ma fille à la sortie du lycée .Il a changé les serrures des portes et fenêtres , une fois j'ai fais rentrer un visiteur par la fenêtre de notre chambre qui n'avait pas de clé ;

Plusieurs fois je lui ai dit que son attitude était réprimandée par la loi et que dans le cadre de mon travail, j'aurai dénoncé une telle attitude .il me riait au nez .j'étais folle disait-il , " la pire de toutes " .

Tout ceci n'est que violence verbale mais quand il est passé à la vitesse supérieure ,qu'il a commencé à lever la main sur moi ,à me bousculer à m'immobiliser sur le lit ,la main enserrant la gorge le pouce bien appuyé sur la trachée et le poing levé au dessus de mon visage , il m'a également tirée de toutes ses forces par les oreilles et secouée que j'ai eu mal pendant 6 mois , tout ceci ne laisse pas de traces .Je suis allée voir un avocat mais je ne voulais encore pas le quitter , je l'ai mis en garde pour la deuxième fois et que cette fois il n'y aurait pas d'autre avertissement .Plus son impuissance devenait importante, plus il était violent, et bien entendu , sa virilité en aurait pris un coup s'il en avait parlé au médecin......Ce n'était même pas pour le sexe que je restais avec lui...Pourquoi suis je restée ? ? ? ? ? ? ?
J'espérait encore ...quoi , je ne sais pas trop , je voulais encore garder ces quelques rares moments ou il était l'homme que j'avais épousé , l'homme que tout le monde apprécie surtout une de ses secrétaires qui lui saute au cou quand elle le voit , avec une attitude plus qu'équivoque , les femmes qu'il prend par le cou , à qui il murmure des mots gentils ,cet homme là je le voulais pour moi aussi , je voulais qu'il me donne ce qu'il s'est engagé à me donner quand nous nous sommes mariés j'y avais droit . C'est pourquoi j'ai essayé de vivre une relation avec lui autrement .La semaine il venait manger avec nous et le week-end j'allais le passer à Lahage. Et oh miracle, il s'est enfin décidé à prendre du viagra ,mais un tiers de la dose ! ! !c'était quand même un peu mieux ! ! ! Il était gentil avec son fils et avec moi .Il ne lui a jamais fait autant de cadeaux .C'était presque le bonheur, çà à duré 6 mois ! ! Puis jeudi dernier il est venu , son attitude avait changée et il m'a dit sans explication qu'il avait autre chose à faire ce week-end . Soit , c'était son droit mais j'en ai été très affectée car ce n'était pas ce que nous avions prévu , nous devions sortir . Lundi Jean Christophe a téléphoné à son père pour lui demander de passer, c'était d'accord et devait dîner avec nous. Bien sur, nous avons encore eu un lapin . Il est arrivé vers vingt et une heure, et là il m'a dit qu'il ne voulait plus me voir , qu'il se portait mieux quand il ne me voyait pas, je lui ai demandé de partir et de ne plus revenir . Où est donc passé ce grand amour qu'il éprouvait pour moi ! !Toutes ses larmes, tout cela n'était que comédie, mensonges !mensonges ! ! ! ! !Je ne sais pas ce qui s'est passé en trois jours , une autre femme sûrement, un ultimatum pour me faire revenir, à moins que ce ne soient les prédictions de sa voyante qui lui a prédit bonheur et argent ! ! !mais qui a quand même empoché 79 euros ! ! ! !
C'est fini je renonce à me battre pour avoir quelques instants de bonheur, il m'a bien eue depuis toutes ces années .Je suis bien la reine des connes d'avoir cru en lui et je regrette d'avoir donné un tel père à mon fils.

J'atteste sur mon honneur , je jure que ceci est l'entière vérité , qu'il y en a encore beaucoup à dire , que mes enfants , les siens , ma mère , sa mère , ont été témoins de certaines scènes décrites dans cette lettre .

C. B.

Mathilde témoigne à TLT:

A 47 ans, Mathilde a poussé pour la première fois la porte de la SAVIF. Victime de violences psychologiques et physiques de la part de son mari, cette femme battue s'est orientée vers cette association pour y trouver de l'écoute et de l'aide:

"J'étais à un stade de ma vie que..je pouvais plus...par la violence qui régnait chez moi et.....un jour je suis allée au travail et j'ai mangé avec une amie et j'étais bien bien désespérée.

Et elle a dit écoutes, tu peux pas rester comme ça et on a pris le Toulouse Pratique et on a regardé l'adresse ..et on a téléphoné et l'accueil assez chaleureux,...que c'a m'a fait confiance... et c'était la première fois que quelqu'un m'écoutait et me donnait des conseils très pratiques et je crois que venir ici était le plus important.

A partir de là tout s'est enchaîné très très vite . J'ai porté plainte, j'ai eu le courage d'aller à la police, j'ai eu le courage d'aller à Rangueil pour faire le certificat , j'ai eu le courage de parler ....car je n'arrivais pas. Et en trouvant ce courage là, j'ai trouvé aussi d'autres courages, de divorcer , de ....... commencer de me lancer dans cette grande aventure."

 

BENEDICTE témoigne

Quand je suis arrivée à la SAVIF, j'ai trouvé un îlot de paix et de réconfort alors que tout s'effondrait autour de moi. Le thé que j'ai bu durant les entretiens m'a apporté un tel réconfort que chaque fois que j'en bois, je retrouve cette sensation de réconfort. C'était la première arme que m'a donné la SAVIF.
Ce jour là, j'avais trouvé l'endroit pour parler et pleurer comme j'en avais besoin, sans crainte de jugement, même avec des encouragements pour essayer d'évacuer la violence que j'avais accumulée en si peu de temps qui commençait à m'écraser.
J'ai su que je n'étais plus toute seule que ce soit dans cette situation de violence et aussi dans la situation du comment m'en sortir. J'étais tellement perdue que j'avais besoin que quelqu'un me dise que c'était bien ce que j'avais décidé, que j'avais raison et que de toute façon c'était la seule solution pour m'en sortir.

Pour la première fois je parlais de ce qui m'arrivait, et je comprenais que cela arrivait à d'autres. Après être allée au CIDF (Centre d'Information aux Droits des Femmes) qui m'avait donné les procédures à suivre qui étaient très administratives, j'ai eu l'impression que tout basculait très vite, que les décisions me dépassaient. Je me sentais mal par rapport à ce que je devais faire : Devoir porter plainte contre mon mari me traumatisait. J'avais l'impression d'avoir à imposer mes choix à mes enfants et que peut-être ils me le reprocheraient. J'avais perdu confiance en moi et avec l'aide de la SAVIF j'ai pu aller au bout de ces démarches qui représentaient un profond traumatisme dans ma vie.
Grâce à la SAVIF , j'ai décidé de faire une thérapie personnelle et d'aider mes enfants par cette même démarche.
Après une phase d'entretiens, l'intervenante m'a proposé d'intégrer le groupe de parole qui était en train de se créer. J'ai accepté de suite. Après m'être rendue compte que je n'étais pas seule, j'avais besoin de parler avec d'autres personnes vivant la même situation.

Le groupe de parole m'a permis d'aborder des sujets " tabous à l'extérieur ". Ce groupe m'a apporté le sentiment de partager quelque chose : discuter des situations de violences et arriver à en évacuer la douleur, et en même temps retrouver des repères. J'avais l'impression d'avancer et de me sentir mieux.
J'acceptais la réalité de me sentir et en même temps de me donner les moyens d'être mieux. Le groupe m'a permis d'avoir des contacts avec les autres participantes à l'extérieur du groupe , et de créer un réseau de soutien.
A partir du moment où j'ai senti que je pouvais être intéressante pour ces personnes, j'ai senti que je pouvais être intéressantes pour les personnes en dehors du groupe et même intéressante pour moi-même. J'avais bien retrouvé une confiance en moi et une bonne image de moi.
J'ai élargi mon réseau extérieur et j'ai multiplié mes activités.
Avant j'avais l'impression d'avoir un fardeau à poser en participant au groupe, et quand j'ai ressenti l'impression de recharger ce fardeau sur mon dos au cours des séances, j'ai pris conscience que j'étais sortie de cette douleur et que je pouvais aujourd'hui tourner la page.

J'étais prête à décider de quitter le groupe car je me sentais capable de voler de mes propres ailes.
Les personnes du groupe , même si je ne les vois pas souvent, je sais que je peux compter sur elles car ce que j'ai partagé avec elles à créer des liens profonds.

 

Nathalie, 45 ans témoigne

Je viens de découvrir votre site, après avoir trouvé un de vos prospectus dans une salle d'attente d'hôpital. Je cherche depuis plusieurs semaines des renseignements sur la violence conjugale, la violence psychologique.

Voyez-vous la violence physique, j'en avais entendu parler, dans mon entourage, mes relations, mes amies, et puis aussi mon père s'énervait facilement et nous frappait, ainsi qu'à ma mère. Mais ce n'était pas régulier, et puis nous étions tellement persuadés d'y être pour beaucoup dans ces colères qui dégénéraient en " roustes colossales ". D'ailleurs , ma maman, aujourd'hui âgée de 76 ans, et ayant refait sa vie avec un homme gentil, est encore persuadée que " si j'avais su me taire quand votre père criait, rien de tout cela ne se serait produit ".

De mon côté, j'ai épousé il y a presque 20 ans un homme bien sous tout rapport. Gentil, attentionné, intelligent… mais qui habitait encore chez maman. Je n'ai rien vu venir. J'ai toujours cru, depuis le début que s'il faisait lit à part de temps à autre, (même avant notre mariage) !, c'était de ma faute. Pas assez " portée sur le sexe " me disait-il, tout en ajoutant que cela n'était pas normal ! .J'étais convaincu que s'il n'avait pas le travail " qu'il méritait tant il était intelligent ", c'était parce que j'étais arrivée dans sa vie, et les " charges familiales "(les 2 enfants ) l'empêchaient de vivre pleinement .

Je croyais tout ce qu'il me disait, même quand il regrettait de ne pouvoir avoir de discussions philosophiques avec moi, n'ayant pas la culture pour. Lui avait fait des études jusqu'à 25 ans, moi, je m'étais arrêtée au bac. J'ai commencé à me poser des questions quand il s'agit des enfants. " Vous n'avez rien à vous ici, tout est à moi ". Taisez-vous, et pensez à la mort (à 2 ans pas évident) ! !). Les fessées systématiques à l'aînée qui se relevait tous les soirs , après avoir été couchée. Il me disait me prouver ainsi que je m'en occupais mal, fallait appliquer le " réflexe de Pavloc chez les enfants ". Si vous ne m'aimez pas , vous me craindrez ". Quand il passait 2 jours sans nous parler, je pensais sincèrement que c'était de ma faute aussi. Bref, il est arrivé à me culpabiliser au maximum.

Et puis, petit à petit, il m'a prouvé que ma famille ne valait pas la sienne. (mes parents étaient divorcés). Il m'a isolé d'eux, ou plutôt, je l'ai laissé m'isoler d'eux, puis, mes amis . Ensuite, nous avons quitté ma région d'origine pour vivre en zone rurale. J'ai donc quitté mon travail, et là, la pression psychologique est devenue tous les jours plus forte. Je ne croyais plus personne. Plus d'amis, plus de copains. Je ne savais plus aligner 2 phrases correctement, sans bafouiller, sans chercher mes mots. Je ne faisais même plus les courses seules à la supérette du coin ! !. Puis il a eu un accident cérébral. Là , tout s'est accentué, d'un seul coup. Il s'est comme libéré, lâché. Les enfants ont subi des insultes, des humiliations,. Il est même arrivé à ce que les 2 grands mettent en quarantaine la petite dernière. Il la couvait " toi, je t'aime, toi, tu le mérites ". Et moi qui travaillais ave lui, à la maison, je vivais un enfer. Seulement, la majorité du temps, il m'humiliait sans témoin entre 2 portes . et quand j'étais à bout, il revenait vers moi, amoureux et gentil au possible . cela durait quelques jours, et je marchais dan son jeu pervers. Je me disais que ça finirait bien par s'arranger. " Je l'aimais tant ". Et puis, il recommençait à me harceler.

Il y a 2 ans, lasse de l'entretenir financièrement, lasse de cette guerre morale perpétuelle, j'ai demandé une séparation. Et je suis partie avec les enfants. J'ai même cru que si nous ne vivions pas la routine du quotidien, nous pourrions continuer notre route ensemble, lui et moi. Cela a marché…5 mois. Une vraie lune de miel que je n'avais pas connue avant d'ailleurs. Et il a recommencé. Tout doucement, il a commencé à se faire entretenir matériellement par moi. Il n'attendait plus d'être invité pour venir manger à ma table, 2 fois/semaine, puis 3 fois, puis 4, puis tous les midis, puis midi et soir. Puis il venait prendre ses douches à la maison. Il continuait à me rabaisser, me dénigrer à mes propres yeux. , aux yeux des enfants. Il disait que je l'avais ruiné, laissé sans un sou ! Bravasse, je continuais à m'occuper de son linge. Il ne me donnait pas de pension alimentaire pour les enfants, se contentant d'apporter parfois le pain au repas, ou quelques courses pour le repas " c'est ma contribution " me disait-il. Et moi, je me débrouillais à faire vivre la petite famille (4 enfants) avec un SMIG mensuel . Et payer mon loyer !


J'ai mis presque 20 ans à savoir que je vivais dans la violence psychologique. Je n'ai pas de preuves, bien sûr. Il n'y a pas de certificat médical pour prouver ce genre de violence . Sauf peut-être que mon médecin pourrait attester que je prends des anxiolytiques, pour tenir le coup. Mais c 'est à double tranchant, il m'a d'ailleurs menacé de faire valoir ceci en cas de demande de divorce de ma part . " Je te ferais retirer la garde des enfants ". Tu es une mauvaise mère, et je le prouverais au tribunal.


D'ailleurs, je me fais fort d'avoir des tas d'attestations de plus ou moins bonne foi pour le prouver . J'ai eu peur des mois durant. Je dois ajouter que sa famille (sa mère notamment) est complètement d'accord avec lui. C'est moi la vilaine femme qui a gâché la vie de son fils. Et je l'ai traîné au tribunal (pour la séparation), je l'ai ruiné… J'ai été abasourdie lorsque j'ai mis le mot de violence psychologique sur ce que j'avais vécu pendant tant d'années. Maintenant je sais qu'il ne cessera jamais, j'ai donc demandé le divorce. Il ne le sait pas encore, et j'ai très peur de le lui annoncer. Il fait encore tant de mal, psychologiquement aux enfants, et à moi, par voie de conséquences .
Ma raison de vivre, de me battre, ce sont mes enfants. Le meilleur moyen de me mettre à terre définitivement, c'est de m'enlever leur amour, et leur présence. Il les manipule, leur raconte des tas d'horreurs sur mon compte (au point que mes amis , et ma famille doivent intervenir auprès des enfants pour leur prouver les mensonges éhontés). Il a essayé de les " retourner " contre moi, et maintenant , voyant que cela marche peu et de moins en moins, il les prend le plus souvent possible , au mépris des lois.


La violence psychologique est pourtant aussi destructrice que la violence physique. J'ai voulu me suicider , un nombre incalculable de fois. Je connais des tas de femmes qui vivent ce genre de choses. C'est pas une femme sur 10, mais vraiment plus que ça. Sauf que nous ne savons pas. Nous ne parlons pas .Nous n'osons pas, tant nous sommes diminuées, humiliées, rabaissées, niaisées et persuadées d'être la cause de nos malheurs.


Si ces mots pouvaient servir à des femmes qui subissent ce genre de violence, j'en serai heureuse. Et si les lois pouvaient avancer dans ce sens. Nous ne sommes pas violées, ni battues. Pas de marque , pas de bleu. Les cicatrices sont invisibles, et pourtant indélébiles. Nos vies sont détruites, gâchées. Celles de nos enfants aussi. Nous n'avons plus aucun repère. Et rien, ni personne vers qui nous retourner. Nous sommes seules. Une simple reconnaissance de ces actes dans les médias, et devant les tribunaux pourraient sauver des tas d'entre nous.


Merci de votre " écoute ".

Nathalie.

 

Témoignage de Sarah, 24 ans

Bonjour,

Je m'appelle Sarah, j'ai 24 ans et je tiens a vous dire que votre site est très important pour toutes les femmes qui sont victimes de violences conjugales.

J'ai moi même était une victime, cela fera trois ans dans à peu près une semaine que j'ai dû fuire mon domicile. J'étais à cette époque avec une personne qui n'a montrer sa vraie personalitée qu'une fois que l'on à habiter ensemble, c'était une personne extrêmement possessive, il ne suportais pas que je sorte que je me rende à des réunions de familles, même lorsqu'il s'agissait d'aller faire des courses il chronométré le temps que je m'était et si cela lui paraissait trop long cela lui faisait un prétexte pour pouvoir me battre.

Ce qu'il c'est passer c'est que l'on à eu un enfant ensemble, alors que plus rien n'allait entre nous j'ai appris que j'attendais un enfant j'avais a l'époque 17 ans et demi, lorsque j'ai accouchée je venais juste d'avoir 18 ans, j'ai eu mes 18 ans en mars 96 et ma fille est née en mai96. D'un commun accord avec ma mère j'ai décidée de continuer mes études, car il me rester une seule année à faire pour obtenir mon Bac Pro, que j'ai d'ailleurs eu.Car je pense que si ma mère n'aurait pas accepter que je soit enceinte elle m'aurait mise dehors, chose qu'elle n'a pas fait.

A la fin de mon année scolaire j'ai eu un logement, et on a donc décider de se mettre en ménage malgré que l'on ne se comprenait pas beaucoup, les premiers mois on étaient, jusqu'au jours ou en février 98 les choses on commencées à mal tournée, ce jour là je pense que je m'en soviendrais toute ma vie, c'était la première fois qu'il lever la main sur moi, ce n'était qu'une giffle mais je pense qu'en général ca commence toujours comme ça.
Ensuite ca à était les insultes l'umiliation et plus le temps passer, pire étaient les actes qu'il me faisait subir. Jusqu'au jour ou il est partie ce jours là je me suis sentie soulagée, car la chose qu'il faisait à chaque fois c'est qu'il me battais devant la petite qui n'avait que 2 ans à l'époque, et ça je lui en voudrait à vie, car la petite à était vraiment tromatisée, j'ai dû l'emmener chez une psychologue pour enfant car elle avait un blocage psychologique du au chose qu'elle avait vu, et de ce fait elle parlait très mal et avait des problèmes à l'école car la maîtresse ne la comprenait pas beaucoup, j'ai dû donc l'emmenée chez l'orthophoniste, et maintenant tout va très bien.

Je pensait donc que tout aller rentrer dans l'ordre maintenant qu'in était partie, mais non, les choses étaient devenues pire qu'avant. Car je le laisser venir voir la petite car il me l'avait demander, et moi en bonne mère que j'ai voulu me comporter je l'ai laisser venir voir la petite après son travail, car je penser qu'il avait le droit de voir la petite, mais non s'il venait ce n'était pas pour venir voir la petite, mais plutôt pour voir ce que je faisait, il venait même écouter le soir derrière ma porte pour voir si j'étais seule, jusqu'au jour ou je l'ai vu. J'ai donc un de mes frères qui est venus habiter avec moi quelques temps histoire que cela ce calme.

Mais un jour j'ai rencontrer une personne et il l'à appris, ce jour là il venait comme d'habitude pour voir la petite comme il disait, mais en fait ce jour à était le pire de ma vie, il m'avait laissser pour morte chez moi, il m'avait frapper à coup de poing et à coup de pied mais ce qu'il y avait c'est que ce jour là a ses pieds ce n'était pas des chaussures normales qu'il avait mais de chaussures de sécurité, ce sont des chaussures avec des coque en acier au bout car il travailler en maçonnerie. Après qu'il ait eu fini de me battre il est reparti comme si de rien était, et c'est mon frère qui ma retrouver à même le sol, nous avons fait venir le medecin de famille pour constater les faits qui venait de ce produire et le medecin en ma voyant ce disait que ce n'éatit pas possible, j'éatait bleue des pied à la tête, je ne savait même plus m'assoir. La personne que j'avait rencontrée ma quitter, car il avait peur que cela ne lui arrive. Ce jour là il en avait même profiter pour me voler les doubles de clefs. Cela c'étais passer en 1999.

En 2000 j'ai rencontrer une personne, je me sentais vraiment en sécuritée avec lui, je l'avait prévenu au tout début de notre relation du comportement de mon ex-concubin, et il m'avait dit qu'il ne me laisserais pas vivre ce que j'ai déjà vécu. Je l'ai rencontrer en septembre 2000, mon ex-concubin la appris en dècembre 2000, et là sa à était l'horreur, mon ami venait me chercher pour aller reprendre la petite à la sortie de l'école, et lui est arriver chez moi au moment où l'on s'appreter à partir, et la sa à était l'horreur, car il est entrer chez moi à double tour et à commencer à hosser le tont, puis il à commencer à me donner une giffle, mon ami est alors intervenu, mais il n'a pu faire face à cette brute, il à donc appeller le commissariat, lui ensuite à pu sortir car il à profiter que mon ex concubin ait le dos tourner, il est donc tout de suite aller prévenir mes parents qui habitais à 50 mètres de mon domicile. Ce jour là dans le hall de mon immeuble il y avait des ouvriers ils ont essayer d'ouvrir la porte pour me faire sortir mais ils ont échouer, sur ce laps de temps il m'a battu à un point que je me suis retrouver à l'hôpital, mais lorsque j'ai enfin réussi à sortir de chez moi j'ai retéléphoner au commissariat car il n'était toujours pas là, mais j'ai dû avec mon ami et ma mère qui était arrivée entre temps nous sauver en voiture. La police nous à dit de rester à l'endroit ou l'on était, ensuite deux agents m'on escorter jusqu'à l'école de la petite pour aller la rechercher, car il aurait était capable d'aller la chercher à l'école et de me l'enlever.

La petite à donc était une fois de plus traumatisée surtout lorsqu'elle a vu mon visage, ce jour là nous avons était dormir chez mon ami, car il fallait aller chez une personne qui ne connaisser pas. On à du se cacher pendant des jours entiers. Au moment ou il à fallu remettre la petite à l'école cela à était l'horreur, car elle ne voulait pas y aller, elle disait qu'il aller venir la chercher pour la prendre avec lui, mais cela est passer ensuite.
Jusqu'au jour ou il a retrouver ou l'on était, et la ça a était l'horreur, il nous insulter dans la rue devant tout le monde et cela le faisait rire.
Il a moins rigoler le jours ou il à était convoquer au commissariat car avec mon ami on avait déposer plainte pour coup et blessure, car mon ami avait eu ses lunettes de cassée. Et lui disait que ce n'était pas vraie que l'on mentait, il y a dû donc y avoir une confrontation et la pour la première fois c'était lui qui se sentait mal à l'aise, car il pensait que je n'aurait pas eu le courage de venir. Il à donc continuer à tout nier nous avons donc eu tous une convocation pour passer en conciliation, car il à était reconnu par le juge coupable des actes fait qui était "VIOLENCES VOLONTAIRES", mai ce qu'il c'est passer c'est que lui ne c'est pas présenter à la convocation, car la seule chose qu'on lui demander c'était de nous laisser tranquil et de rembourser la paire de lunettes qu'il avait casser. Il n'a pas voulu.

J'ai donc reçu un courrier plusieurs mois après en me disant que l'affaire aviat était classer sans suite. Tout ça par-ce-qu'il n'a pas voulu venir en conciliation pour arranger les histoires.

Ce que je trouve vraiment écoeurant c'est que la justice ait classer le dossier sans suite tout ça par-ce qu'il na pas voulu se présenter pour arranger les chose.

Aujourd'hui tout va pour le mieux pour ma petite fille et moi nous avons déménager, nous vivons vraiment dans un appartement ou le calme règne, nous ne sommes plus confronter aux actes de violences, je suis toujours avec mon ami et nous avons eu un enfant ensemble, la petite et très heureuse, mon ami va même la reconnaître très bientôt pour qu'elle porte son nom car son père biologique ne l'avait pas fait. Quand à moi je vais me marier au mois de juin et nous avaons un bébé de quatre mois, donc tout va pour le mieux en ce qui nous concerne.

J'espère que d'avoir lu mon histoire ne vous aura pas ennuyer, car pour moi cela ma fait vraiment du bien, car il reste encore quelque séquelles morales qui ne s'éffaceront avec le temps.

Je vous remercie d'avoir créer ce site qui est vraiment génial.

J'aimerais juste vous poser une questions à savoir : est ce que le tribunal à le droit de classer un dossier sans suite par ce qu"une personne ne c'est pas présenter à une conciliation.

Encore milles merci!!!!!!!!!!!!! Et continuer à faire ce que vous faites car en France les femmes on le droit de savoir ce qu'il faut faire lorsqu'elles sont battues, même s'il y a la peur.